Au milieu du XIXe siècle, déjà bien avant la fondation officielle de Saint-Élie-de-Caxton, les chasseurs et « bûcheux » rôdaient dans les alentours du canton. Quelques familles s’établissaient tranquillement dans des rêves de bois debout et le visage de la paroisse commençait à tirer ses traits d’une forêt dense.
En 1865, la municipalité officialisait son existence et les quelques maisons clairsemées devenaient un village. Un premier conseil municipal fut élu en 1868, on construisit une chapelle en 1870, et ainsi, sur les sueurs des colons, se dessinèrent nos détours.
Pour puiser à la forêt, un chapelet de moulins s’installa vite sur les tortillages de la rivière Yamachiche, à se laisser tourner les roues à aube jusqu’au soir et à transformer les « pitounes » en prospérité. En 1880, une église de planches remplaça la chapelle détruite par un ouragan en 1875. À la même époque, sous les conseils du bon père Frédéric, une croix plantée sur la montagne vit venir à elle le chemin de croix qui allait devenir le Calvaire. En 1920, un incendie emporta l’église de bois. La paroisse retroussa les manches et érigea, sur les cendres de l’antécédente, l’église de pierres actuelle.
Voilà pour s’introduire à l’histoire. Presque un siècle et demi pour Saint-Élie-de-Caxton, et toujours autant de « rêvures ».
Sur la voie de son développement, le sciage a disparu et la forêt reprend ses aises. Les moulins à scies se sont fermés un à un, mais ceux de la parole demeurent pourtant. L’économie déplace ses intérêts et le village continue à fleurir. Sur les voix de son monde, les petites histoires nourrissent le passé et débordent de futur en intégrant le merveilleux au quotidien de chacun.
Le premier conseil municipal
Le 20 janvier 1868, le premier conseil municipal fut fondé. Le premier maire a été M. Calixte Bellefeuille et le secrétaire-trésorier était un jeune étudiant en lois de Saint-Barnabé, M. François-Xavier Bellemare, qui à l’époque recevait six dollars par année.
Saint-Élie-de-Caxton, ça existe vraiment !